alors peu à peu je me laisser couler, plongeant comme dans une espèce de réflexion.
Tiens mais d'ailleurs quelle est cette pensée venue d'ailleurs m'interpeller ? Quoi qu'entend-je, le mouvement est en danger ? OK.. augmente le volume et accélère la marche, paladin de la plume, fonçons sauver le double H. J'suis certes pas l'black desperado mais au galop j'entre dans la danse, de son fourreau je sors mon stylo pour lutter contre cette décadence, parce que comme lui la grammaire française j'l'ai apprivoisée, avec les années j'ai appris à manier l'phrasé. Un 8 ? un 12 ? et pourquoi pas directement un 16 ? pff, rien à foutre de tout ça, les convenances j'les baisent, j'me laisse aller au fil de l'inspiration, juste armé d'une feuille et d'un crayon. Lyrisciste notoire, ce soir je mène le bal.
Comment ça se danse ?
City Stars débarque à 160, faire sensation, que les gens disent le rap sans lui c'est sans façon
Y'as pas d'paradoxe, pas d'intox, j'suis pas de ceux qui baissent leur fut' face à un tox'
C'est pas du commercial, j't'offre juste l'avant première hors salle, une claque lyricale
J'viens faire kiffer les frangins alors j'tape franc-jeu, des textes frais, j'vois que ça t'effrayes
Depuis qu'un matin tu t'es levé, voyant le rap à la Tv, tu raconte que c'est lui qui t'as élevé
T'oses qualifiés tes textes de lourds mais arrêtes de parler, le vrai freestyle c'est par là
Trop se dise meilleur qu'moi, limite hors du commun, continuez à lire j'vous amènes au coma,
Car on représente la banlieue, pas les beaux lieux, tu regrettes de nous avoir croisés, mais croyez-y
C'est pas du baratin, mes phases chargées dans l'Beretta, bordel de merde regarde dans quel état
Ils sont après seulement quelques rimes donc j'arrête là avant de péter les plombs comme Serigne
--------------------- j' passe la main.. ---------------------
Le majeur et l'annuaire pour seule impasse, la candeur, l'adversaire et les rimes précaires laissés à la surface. Aucune tirade, la tirasse est tenace, les rapaces jactent et abandonnent un mollard sur ma préface. Tu coasses, miaules et m'agace, galère dans l'bassin du hip-hop avec ta brasse.
T'encrasse de rimes molasses, rêvasse de mes carcasses efficaces et coriaces.
Un style algébrique car beaucoup trop canonique pour ta dynamique cosmétique et
si j'enlève le fard Maybelline auras-tu toujours l'envie de dissoudre ta mine ?
Quoi tu miaules encore ?
Je lâche mon modem au milieu des oedèmes, extrême emblème de mes soit disant poèmes. Vis en autarcie pour discerner un équilibre, inspire, expire, vibre et soupire, cirque ambulant où les acrobaties sont irréversibles. Je tente de cesser ma culture d'aigreur, le désherbant trop sournois reste malheureusement au rayon des soit disant seigneurs. N'arpente l'extérieur qu'avec Creative et Sennheiser, me casse la nuque qu'sur du Casey, SSC ou La Rumeur. Préfère les ferrailleurs aux clubbers, adule les orateurs novateurs, « toujours ailleurs », capte les imposteurs faux grogneurs et j'écris mes dissert' sous fond tapageur. Amoureuse des décibels, des packs de mots flingués à la pelle, de mes rues parallèles où la nacelle crée des querelles. STOP. J'expatrie les égotrips, l'archétype des prototypes qui s'agrippent et ne sortent que des stéréotypes sclérosés, se valorisent sur pixels mais n'excellent que dans le visuel textuel et oublient que l'art se doit de grimper des phalanges à la voix de miel ..
Quoi tu m .. ?
City Stars feat. Skully


